À l’occasion de la présentation du projet de budget 2027, le Conseil d’État doit dévoiler les mesures d’économies qu’il compte mettre en œuvre ces prochaines années.

Genève dévoilera son plan d’économies le 17 septembre

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Le Conseil d’État présentera la semaine prochaine les mesures retenues pour freiner la progression des dépenses cantonales. En mai, un groupe d’experts avait identifié 58 pistes permettant d’économiser jusqu’à 533 millions de francs d’ici à 2029.

Le rendez-vous est fixé au 17 septembre. À l’occasion de la présentation du projet de budget 2027, le Conseil d’État doit dévoiler les mesures d’économies qu’il compte mettre en œuvre ces prochaines années.

Ces annonces marqueront une nouvelle étape dans un processus lancé à l’automne 2025. Confronté à une progression soutenue des dépenses, le gouvernement avait alors confié à un groupe d’experts la mission d’identifier environ 500 millions de francs d’économies supplémentaires à l’horizon 2029.

Des déficits jusqu’en 2029

Selon le Plan financier quadriennal 2026-2029, les charges de l’État devraient augmenter plus rapidement que ses revenus. Les seules charges dites «contraintes et mécaniques», liées notamment à la santé, aux prestations sociales ou à la péréquation intercantonale, devraient progresser de 1,2 milliard de francs entre le budget 2025 et 2029. Dans le même temps, les recettes fiscales augmenteraient de 737 millions.

Le canton prévoit ainsi des déficits durant toute la période: 409 millions de francs en 2026, 349 millions en 2027, 315 millions en 2028 et encore 270 millions en 2029.

Ces projections intègrent pourtant déjà des mesures permettant d’améliorer le résultat de 680 millions de francs à l’horizon 2029. Le nouvel effort demandé au groupe d’experts devait venir compléter ce premier dispositif.

58 mesures proposées en mai

Publié le 7 mai, le rapport consacré aux mesures d’économies 2027-2029 a identifié 58 pistes, pour un potentiel total de 533 millions de francs en 2029.

Le principal bloc, estimé à 349 millions, visait à rapprocher certaines prestations genevoises des pratiques observées dans les autres cantons. Les experts proposaient notamment de revoir certaines aides sociales, d’augmenter la participation des communes au financement des transports publics ou encore d’adapter plusieurs prestations dans les domaines de la santé et de la formation.

Un deuxième ensemble de 25 mesures devait générer 145 millions de francs grâce à des gains d’efficience. Le rapport proposait notamment de ne pas remplacer 90 départs à la retraite par an pendant trois ans, tout en épargnant les fonctions directement en contact avec la population, comme les policiers et les enseignants.

D’autres pistes concernaient les conditions de travail du personnel de l’État. Les experts suggéraient notamment de réduire la durée de protection salariale en cas de maladie ou de supprimer certains congés accordés en fin d’année.

Dix-sept propositions déjà abandonnées

Le Conseil d’État a présenté un premier tri le 17 juin. Sur les 58 mesures proposées, 17 ont été écartées en raison de leur faisabilité insuffisante, de leur rapport coût-bénéfice ou de leur incompatibilité avec les priorités politiques du gouvernement.

L’exécutif a notamment renoncé à réduire le nombre de conseillers d’État de sept à cinq, à augmenter le temps de travail hebdomadaire du personnel ou à diminuer la protection salariale en cas de maladie.

Il a également refusé de revenir sur la gratuité des abonnements TPG pour les moins de 25 ans et sur la réduction accordée aux bénéficiaires de l’AVS et de l’AI. Ces avantages venaient d’être introduits et le gouvernement estimait qu’il n’était pas envisageable de les supprimer aussitôt.

L’objectif de 500 millions maintenu

Malgré l’abandon de ces 17 mesures, le Conseil d’État estime toujours qu’un effort d’environ 500 millions de francs reste nécessaire. La conseillère d’État chargée des finances, Nathalie Fontanet, avait toutefois reconnu en juin que les propositions encore étudiées ne permettraient probablement pas, à elles seules, d’atteindre ce montant.

Le Conseil d’État pourrait donc devoir identifier d’autres sources d’économies. Le 17 septembre, il devra préciser quelles mesures seront effectivement retenues, selon quel calendrier et pour quel effet sur les finances cantonales.

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