Johan Manzambi: «Genève, c’est la capitale de mon cœur»

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Révélation de l’équipe de Suisse lors de la Coupe du monde, le jeune Genevois se confie en exclusivité à notre rédaction sur son parcours, son attachement au canton et son transfert à Aston Villa.

Johan Manzambi a changé de dimension. Révélation de l’équipe de Suisse lors de la Coupe du monde, le jeune Genevois s’apprête désormais à découvrir la Premier League et la Ligue des champions sous les couleurs d’Aston Villa.

Malgré cette ascension fulgurante, le milieu de terrain n’oublie pas ses racines. Son premier but durant le Mondial, célébré par une dédicace à Genève, reste son souvenir le plus fort de la compétition. «J’ai revu les vidéos de ma famille dans les tribunes. Ils avaient tellement de joie», raconte-t-il dans un entretien exclusif accordé à Genève Attractive.

L’hommage n’avait rien d’anodin. «J’aime vraiment trop Genève. Je la place au-dessus de beaucoup de villes», confie le joueur. Avant de résumer son attachement en quelques mots: «Pour moi, c’est la capitale de mon cœur. Et cela le restera toute ma vie.»

Lorsqu’il revient dans le canton, Johan Manzambi privilégie les choses simples: retrouver sa mère, ses neveux et son meilleur ami, manger en ville ou marcher au bord du lac. Des moments qui devraient se faire plus rares avec son départ en Angleterre. «J’aurai beaucoup moins de temps à Genève, mais ce n’est pas grave: elle restera dans mon cœur.»

«Un rêve d’enfant»

Formé à Servette, puis parti au SC Freiburg, en Allemagne, Johan Manzambi a été marqué par la différence d’intensité entre les deux pays. «Les entraînements duraient le même temps, mais les exercices allaient deux fois plus vite», se souvient-il. Il souligne toutefois les progrès accomplis par le Servette FC dans l’intégration des jeunes au sein de sa première équipe.

Son transfert à Aston Villa représente désormais une nouvelle étape. «C’est un rêve d’enfant. Pour moi, la Premier League est le meilleur championnat du monde», explique le Genevois, qui regardait régulièrement le football anglais avec son frère. La perspective de disputer également la Ligue des champions renforce encore son enthousiasme. «Je n’ai pas de pression, c’est plutôt du plaisir. Je vais essayer de donner tout ce que j’ai pour pouvoir être le meilleur.»

Aux jeunes qui rêvent de suivre sa trajectoire, le nouveau joueur d’Aston Villa adresse enfin un message de persévérance. Vers 15 ou 16 ans, son développement physique plus tardif l’a pénalisé face à des joueurs qui avaient déjà grandi. Il a alors décidé de travailler «deux fois plus dur» pour combler ce retard. «Il n’y a pas de trop tôt ou de trop tard. Même dans les moments de doute, il faut croire en soi.»

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